Jeudi 25 février

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           Comme hier matin à Bangkok, nous quittons l'hôtel sur la pointe des pieds. La grosse différence est que, contrairement à Bangkok, les rues ici sont totalement vides. Nous nous pressons vers la gare avec nos gros sacs à dos, dans l'obscurité humide de Paris. Je pense à la chanson de Jacques Dutronc "Il est 5 h, Paris s'éveille". Là, tout le monde roupille. Pas une boulangerie d'ouverte pour acheter le classique chausson aux pommes que je mange à chaque retour de voyage. On le trouvera à la gare de Lyon où l'activité de la journée débute...
          On ne voit rien de la campagne bourguignonne encore plongée dans l'obscurité. Le ciel se dévoile en arrivant au Creusot. Bus jusqu'à Autun où on assiste à un très beau lever de soleil sur le plateau d'Antully. Je fais ma dernière séquence filmée d'une longue série. J'ai pris 14 heures de film au cours de ce voyage, soit toujours la même moyenne, une cassette d'une heure par semaine...
         Autun, sa piscine, sa cathédrale, son Lycée Militaire sont toujours là. On se demande si on est vraiment parti quelque part. C'est à chaque fois la même impression.
         Et puis, on retrouve la maison et une immense pile de courrier. Des cartes de voeux de Noël et du Nouvel An. Certains ont oublié que nous ne pouvions pas y répondre... Et puis, les factures, les courriers des impôts... tout ce qui nous remet dans la réalité de la vie quotidienne...
        Mais, je m'enfiche. Je repars dès que possible. La route est notre quotidien.